Alfred de Bougy: Voyage dans la Suisse française et le Chablais, 1860

„Pour bien connaître un pays, il faut le parcourir à pied.“ Französisch müsste man können. Und gehen. Zum Beispiel auf den Spuren von Alfred de Bougy rund um die Seen der Westschweiz.

suisse-francaise-004„Un vieux pêcheur me fit faire la traversée dans sa coquille de noix. Cette traversée dura deux heures. Le lac était houleux, l’eau d’un gris terne, le ciel noir et le vent assez fort ; je m’étendis bravement de tout mon long sur un banc, je m’enveloppai dans mon manteau et pris pour oreiller mon havre-sac. Le batelier, courbé par l’âge, mais vigoureux, ne soufflait mot, et je restais dans un état de torpeur, de somnolence et de rêvasserie provenant de la fatigue et du bruit cadencé des rames. Etrange navigation nocturne ! J’éprouvais une sorte d’impression vertigineuse quand, baissant la tête, je voyais se succéder avec rapidité les vagues du lac agité qui nous ballotait assez rudement, et quand, la levant, je contemplais celles du ciel, les nouages se pressant en foule dans l’océan aérien de l’infini, de incommensurable.
A onze heures, je pris terre, et trouvai un excellent lit, une bonne chambre et le reste, à l’auberge de la Navigation, qui est pourtant la plus petit, la moins apparente de Nyon.
Je fis servir du vin à mon rameur et le renvoyai à Yvoire.“

Voilà! Ob Berg- oder Bootsführer, schön für ihn, wenn er noch ein Glas Wein spendiert bekommt. Und wenn der Tourist ein Bett findet. In Yvoire am französischen Ufer fand Alfred de Bougy keines, weshalb ihn ein Einheimischer über den Petit Lac, über den Zipfel des Genfersees, in die Schweiz ruderte. Was dem Reisenden Schwindelanfälle wie auf hoher Warte bereitete.

Alfred de Bougy war ein französischer Schriftsteller, 1814 in Grenoble geboren, 1874 in Évian-les-Bains gestorben. Vor 150 Jahren erschien sein Führer durch die französische Schweiz, worin er neben dem Léman auch den Neuenburger, Bieler und Murtensee beschreibt. Und worin er Jean-Jaques Rousseau und seine geliebte Madame de Warens aufleben lässt.

Das wäre doch eine anregende Lektüre für eine sommerliche Schifffahrt über den Genfersee, Richtung Montreux oder Nyon. Oder für eine Wanderung am oder oberhalb des Wassers. Nordöstlich von Nyon steht das Signal de Bougy, das den Namen vom darunter liegenden Ort erhalten hat. Alfred de Bougy war auch dort: „Au-dessus de ce dernier endroit – mon homonyme – le point culminant de la Côte, connu sous le nom de Signal de Bougy, présente un belvédère semblable à celui de la butte du Jardin des Plantes de Paris. De là, le regard charmé embrasse dans son ensemble le sublime panorama du lac de Genève et des Alpes. On découvre une étendue de ce pays d’une quarantaine de lieues. Il n’est pas de plus beau point de vue dans toute la Suisse française.“

Nichts wie hin! Zu Fuss natürlich. „Pour bien connaître un pays, il faut le parcourir à pied.“ Das schrieb Alfred de Bougy in seinem Führer „Le Tour du Léman“ von 1846.

Alfred de Bougy: Voyage dans la Suisse française et le Chablais, 1860. Einsehbar in der Nationalbibliothek in Bern. Mitnehmen kann man hingegen den Rother Wanderführer „Genfer See“, 2. Auflage, 2008.

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